Emmanuel Macron a réagi à l’éviction d’Olivier Nora par le groupe Bolloré, en marge du Festival du livre de Paris. Il a défendu le « pluralisme éditorial » en France : « C’est très important », a-t-il déclaré ce vendredi 17 avril, d’après l’AFP.
Depuis mardi, le monde de l’édition traverse une zone de fortes turbulences. Le licenciement d’Olivier Nora, à la tête de Grasset depuis 2000, continue de produire des secousses.
Une « chaîne humaine »
Le président de la République insiste sur ce que les Français considèrent comme une « force » : « la liberté des auteurs, leur qualité, le rôle de l’éditeur ». Il dit aussi avoir « beaucoup d’estime pour ces grandes maisons », citant Gallimard et Grasset. « Ce sont des maisons qui sont à respecter », ajoute-t-il. « Un catalogue, c’est une histoire littéraire, et après c’est la liberté de ces auteurs ».
Interrogé sur une éventuelle clause de conscience pour les auteurs, il reste prudent : « Je pense que c’est en tout cas quelque chose qui doit se réfléchir ». Sans trancher. Il rappelle aussi ce qu’est, selon lui, un éditeur : « L’éditeur, ce n’est pas simplement celui qui imprime les livres », « c’est un esprit, c’est une maison, c’est aussi ce qui fait partie du patrimoine littéraire », une « chaîne humaine »…






































