New York Times et Washington Post veulent former une alliance

Mise en ligne le 17 juillet 2017

Lire Le Figaro du 11/7/17 page 26

Extrait

Les trois grands journaux américains souhaitent s’unir afin de rivaliser avec les Gafa dans la publicité

Face aux géants du Web, les Gafa, la tendance est au regroupement des forces. AprèsLe Monde et Le Figaro la semaine dernière, c’est au tour du Washington Post, du Wall Street Journal et du New York Times de vouloir s’unir dans la publicité numérique.

Seul problème, aux États-Unis, les lois antitrust qui visent à éviter les situations de monopole interdisent de tels regroupements. Afin d’obtenir la levée de ces mesures restrictives, la News Media Alliance, une association qui ne représente pas moins de 2000 titres de presse aux États-Unis et au Canada, a fait appel au Congrès ce lundi. Ces grands quotidiens voudraient ainsi mettre en commun leurs données afin de regagner des parts de marché dans la publicité numérique face à Google et Facebook.

Ensemble, les deux géants du Web représentent 70 % des 73 milliards de dollars dépensés chaque année aux États-Unis dans la publicité en ligne. Leur poids est donc considérable. Les grands journaux américains ne peuvent rivaliser chacun de leur côté et perdent des marchés. Leurs revenus issus de la publicité étaient évalués à 18 milliards de dollars sur l’année 2016, contre 50 milliards, il y a dix ans.

La qualité des contenus produits par les journaux dépend en partie de leur bonne santé économique

Le président et directeur général de la News Media Alliance, David Chavern, avance dans une tribune dans le Wall Street Journalque, malgré leur position de force dans la diffusion de l’information, Facebook et Google manquent de moyens pour contrôler la qualité des contenus postés sur leurs plateformes. En effet, durant la dernière campagne présidentielle, de nombreux articles véhiculant des fausses informations avaient circulé sur les réseaux sociaux.

La qualité des contenus produits par les journaux dépend en partie de leur bonne santé économique. Cette alliance serait donc vitale pour garantir une presse de qualité. «La position dominante de Facebook et Google pourrait être bien plus dangereuse pour la liberté de la presse que les tweets du président», écrit David Chavern.

L’épreuve s’annonce compliquée, et rien ne dit que le Congrès ne va pas rejeter en bloc la demande de levée des mesures antitrust. Toutefois, les groupes de médias américains espèrent profiter du contexte de l’amende record infligée par l’Union européenne à Google pour abus de position dominante.

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