Categories | Numérique, Revue de presse

La presse carbure à l’abonnement numérique

Mise en ligne le 16 avril 2018

Lire Le Figaro du 13/4/18 page 24

Extrait

La diffusion des quotidiens nationaux est pour la première fois en hausse grâce au succès du Premium.

C’est l’heure du bilan annuel pour la presse écrite. À l’occasion de la remise des prix des Étoiles de l’ACPM, l’organisme de certification des chiffres de ventes et d’audiences de la presse a publié plusieurs études sur la santé du secteur en 2017. Si l’on ne devait n’en retenir qu’une chose, c’est que le numérique payant est incontestablement devenu «le» relai de croissance par excellence des médias écrits, que ce soit par le biais des abonnements premium ou bien des offres illimitées des opérateurs télécoms.

Les conclusions de l’étude Observatoire 2018 sont éloquentes. Dans un marché baissier (3,1 % de ventes en moins d’un an), une seule famille de presse est dans le vert: la presse quotidienne nationale. Cette dernière affiche une croissance de 0,52 % de ses ventes. La hausse est certes modeste, mais elle fait suite à des années de baisse interrompues, allant jusqu’à – 6 % entre 2012 et 2013. Si l’on se penche sur les canaux de diffusion, le responsable de cette reprise saute aux yeux: les abonnements numériques représentent désormais en moyenne 22 % des ventes! Un chiffre à mettre en perspective avec la presse régionale, qui n’a que 2,9 % de ventes via le digital.

Ces 22 % reflètent des réalités très différentes selon les titres. Pour Le Monde, par exemple, le numérique payant est le premier canal de vente pour son quotidien (125.000 abonnés), avec une hausse de 40 % des abonnements en un an. Chez Le Figaro, Le Premium pèse pour un quart des ventes quotidiennes du journal (87. 000 abonnés, + 50 %). Pour Les Échos, cela monte à 30 % de la diffusion payée (43. 000, + 14 %). A contrario, Le Parisien ne réalise que 3 % de ses ventes grâce au numérique (6800 abonnés). Le développement des abonnements premium sont une des priorités du titre pour 2018.

Le Figaro confirme sa puissance

Les autres familles de presse sont en décroissance: – 2,37 % pour la presse régionale, – 4,35 % pour les magazines. Mais la situation est globalement meilleure que lors des cinq dernières années. Au sein des magazines, la situation diffère grandement entre les sous-familles. Les féminins enregistrent leur pire score depuis 2013 (- 4,85 %). La presse cuisine s’écroule (- 10 %). La situation reste difficile pour les programmes télé (- 5,3 %)…

Share

Les commentaires sont fermés

Notre mission

La CCFI a pour mission de fédérer tous les acteurs de l'Industries Graphiques et assurer une veille technologique nécessaire à la maitrise de nos métiers et process d'aujourd'hui et de préparer ceux de demain.

Subscribe to Newsletter