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Sequana tire un trait sur la production de papier

Mise en ligne le 16 juillet 2018

Lire : Les Echos du 9 juillet

Le groupe français cède l’essentiel des activités industrielles d’Arjowiggins à un papetier néerlandais. La transaction porte sur 8 usines mais s’élève à 20 millions d’euros seulement.

 

Une page d’histoire se tourne chez Sequana. Avec la cession d’Arjowiggins Graphic et d’Arjowiggins Creative Papers, le fleuron franco-anglais du papier des années 90, Arjowiggins n’est plus qu’une coquille vide, à l’exception d’Arjobex – papier plastifié – et ses 30 millions de chiffre d’affaires, lui aussi destiné à être vendu. Les deux activités d’Arjowiggins, qui ont réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 528 millions d’euros, sont cédées pour un montant brut de 125 millions d’euros – 20 millions net compte tenu des dettes et autres passifs exigibles transférés à Fineska, maison-mère du groupe Eska, spécialisé dans le carton graphique.  Après les lourdes restructurations réalisées en 2014 et 2015 , ces deux divisions recentrées sur les papiers de spécialité ont dégagé un cash flow positif en 2017. Elles devraient être bénéficiaires en 2018, précise Sequana.

Antalis leader européen

 

Plus de 2.000 salariés et 8 sites industriels situés en France, au Royaume-Uni, en Espagne et en Chine sont concernés par la transaction. « Il n’y a pas de suppression de postes et pas de fermetures de sites prévues, car ces activités sont complémentaires de celles d’Eska », explique aux « Echos » Pascal Lebard, PDG de Sequana. « Les synergies sont plutôt à chercher dans les opérations commerciales et dans la R & D », poursuit-il.

 

Au terme d’un processus amorcé en 2008, Sequana, qui a réalisé l’an dernier un chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros, est ainsi devenu exclusivement un groupe de distribution dans les papiers, l’emballage et la communication visuelle. Sa filiale Antalis y occupe une position de leader européen.

Litige avec BAT

 

Concernant  le litige avec British American Tobacco, portant sur une ancienne filiale de Sequana qui avait conduit le groupe à se placer en février sous la protection d’un plan de sauvegarde, Pascal Lebard se veut confiant. « Avant le début des audiences devant la Cour d’appel britannique qui se sont déroulées en juin dernier, BAT avait déjà renoncé à une bonne part de ses exigences », a-t-il souligné. Le PDG de Sequana espère échapper pour tout ou partie aux 130 millions d’euros d’intérêt demandés par le groupe anglais.

 

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